Illustration représentant l’ETF Ethereum ETHB de BlackRock avec le logo Ethereum au centre, des graphiques financiers et une référence au staking de 70 à 95 % des ETH détenus par le fonds.

BlackRock stake de l’Ethereum : ce que cela change pour les investisseurs

Le 12 mars 2026, BlackRock a lancé ETHB, un ETF Ethereum avec staking intégré, coté sur le Nasdaq. Le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, avec ses 14 000 milliards de dollars sous gestion, ne se contente plus d’offrir une exposition au prix de l’ETH: le fonds participe également à la sécurité du réseau Ethereum en stakant entre 70 % et 95 % des ethers qu’il détient, afin de générer des revenus de staking redistribués aux investisseurs.

Ce n’est pas anodin. Quand un acteur de cette taille décide de verrouiller ses jetons pour valider des transactions sur une blockchain publique, on franchit un seuil. La finance traditionnelle ne regarde plus Ethereum de l’extérieur : elle en devient un rouage.

Le staking : comprendre le mécanisme qui sécurise Ethereum

Pour ceux qui découvrent le sujet, un rappel s’impose. Les blockchains sont des registres distribués : des livres de compte numériques, répliqués sur des milliers d’ordinateurs à travers le monde, sans autorité centrale.

La question fondamentale est simple : qui a le droit d’écrire dans ce livre de compte, et pourquoi lui faire confiance ?

Sur Bitcoin, la réponse passe par la preuve de travail : les mineurs transforment de l’énergie en calculs cryptographiques pour prouver leur engagement avant d’être autorisés à écrire un bloc de transactions.

Sur Ethereum, le mécanisme est différent. C’est la preuve d’enjeu (proof of stake) : pour participer à la validation des transactions, il faut séquestrer une quantité de jetons ETH. C’est ce qu’on appelle le staking. Le validateur met en jeu son propre capital. S’il triche ou dysfonctionne, il risque de perdre une partie de ses jetons (le slashing). S’il joue le jeu, il reçoit des récompenses.

Chaque système a ses avantages et ses limites. Je ne vais pas entrer dans ce débat ici. L’essentiel est de comprendre que le staking remplit la même fonction que le minage : il sécurise le réseau et garantit l’intégrité des transactions.

ETHB : les détails du produit BlackRock

Le iShares Staked Ethereum Trust ETF (ETHB) complète l’offre existante de BlackRock. Le fonds détenait déjà ETHA, un ETF Ethereum classique sans staking. Avec ETHB, les investisseurs accèdent à deux sources de rendement : l’évolution du prix de l’ETH et les récompenses du staking.

Voici les caractéristiques principales :

  • Ticker : ETHB, coté sur le Nasdaq
  • Staking : 70 à 95 % des ETH détenus sont stakés (environ 80 % au lancement)
  • Custodian : Coinbase Prime
  • Frais : 0,25 % annuels, réduits à 0,12 % la première année sur les 2,5 premiers milliards de dollars
  • Répartition des récompenses : environ 82 % des revenus du staking reviennent aux investisseurs, le reste couvrant les frais de BlackRock et Coinbase
  • AUM au lancement : 106 millions de dollars

Ce n’est pas un produit marginal. C’est BlackRock qui dit au marché : le rendement natif d’Ethereum a sa place dans un portefeuille institutionnel.

Ethereum en chiffres : une offre qui se raréfie

Au moment où j’écris ces lignes, les données on-chain dessinent un tableau intéressant.

L’offre totale d’Ethereum s’établit à environ 121,5 millions d’ETH, avec une inflation inférieure à 0,8 % par an. Depuis le passage au proof of stake (The Merge en 2022) et l’introduction du mécanisme de burn (EIP-1559), l’émission nette est quasi nulle. L’offre d’Ethereum est devenue structurellement stable.

Côté staking, plus de 37 millions d’ETH sont désormais séquestrés par les validateurs, soit environ 31 % de l’offre totale. Ce chiffre est en augmentation constante.

Et c’est là que le raisonnement devient intéressant pour l’investisseur.

31 %, c’est encore très faible. À titre de comparaison, des blockchains utilisant le même mécanisme de consensus affichent des taux bien supérieurs : Solana et Cosmos tournent entre 60 et 70 % de jetons stakés. Si Ethereum devait converger vers ces niveaux, cela signifierait que des dizaines de millions d’ETH supplémentaires sortiraient de la circulation.

L’arithmétique est simple : moins il y a de jetons disponibles à l’achat, plus la pression acheteuse a d’impact sur le prix. C’est le même mécanisme que l’on observe sur l’or lorsque les banques centrales accumulent massivement : la raréfaction de l’offre flottante amplifie les mouvements haussiers quand la demande revient.

Le signal institutionnel : la finance traditionnelle se branche aux nouveaux rails

L’arrivée de BlackRock dans le staking Ethereum s’inscrit dans une tendance plus large. L’administration américaine pose progressivement le cadre réglementaire qui permet aux gros capitaux de s’installer dans l’écosystème crypto. Les ETF Bitcoin spot ont ouvert la voie en 2024. Les ETF Ethereum ont suivi. Le staking institutionnel est l’étape logique suivante.

Ce mouvement n’est pas philanthropique. La finance traditionnelle se branche à ces nouvelles infrastructures parce qu’elles rendent le transfert de valeur plus efficient. Les blockchains publiques offrent des règlements instantanés, une transparence native et une programmabilité que les systèmes bancaires traditionnels ne peuvent pas égaler. Les institutions le savent, et elles s’y positionnent.

Pour le particulier qui a choisi de s’intéresser à cet écosystème, c’est un signal de fond. Quand BlackRock, Coinbase et leurs pairs verrouillent de l’ETH pour sécuriser Ethereum, ils ne font pas un pari spéculatif à court terme. Ils construisent une infrastructure. Et quand les infrastructuriers s’installent, ce n’est généralement pas pour repartir.

Analyse technique : Ethereum en zone de décision

L’analyse fondamentale ne suffit pas. Je combine toujours les arguments de fond avec la lecture des graphiques.

En mensuel, la vision de fond reste constructive. Le scénario haussier est toujours actif même si on ne doit jamais oublier les scénarios baissiers

Je rappelle une règle que je martèle : quand on calibre son risque, on envisage tous les scénarios, y compris le scénario rouge. La discipline, c’est de ne jamais se laisser griser par un seul narratif, aussi séduisant soit-il.

Laurent Blasco
Comprendre. Trancher. Opérer.

Illustration représentant l’ETF Ethereum ETHB de BlackRock avec le logo Ethereum au centre, des graphiques financiers et une référence au staking de 70 à 95 % des ETH détenus par le fonds.

BlackRock stake de l’Ethereum : ce que cela change pour les investisseurs

Le 12 mars 2026, BlackRock a lancé ETHB, un ETF Ethereum avec staking intégré, coté sur le Nasdaq. Le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, avec ses 14 000 milliards de dollars sous gestion, ne se contente plus d’offrir une exposition au prix de l’ETH: le fonds participe également à la sécurité du réseau Ethereum en stakant entre 70 % et 95 % des ethers qu’il détient, afin de générer des revenus de staking redistribués aux investisseurs.

Ce n’est pas anodin. Quand un acteur de cette taille décide de verrouiller ses jetons pour valider des transactions sur une blockchain publique, on franchit un seuil. La finance traditionnelle ne regarde plus Ethereum de l’extérieur : elle en devient un rouage.

Le staking : comprendre le mécanisme qui sécurise Ethereum

Pour ceux qui découvrent le sujet, un rappel s’impose. Les blockchains sont des registres distribués : des livres de compte numériques, répliqués sur des milliers d’ordinateurs à travers le monde, sans autorité centrale.

La question fondamentale est simple : qui a le droit d’écrire dans ce livre de compte, et pourquoi lui faire confiance ?

Sur Bitcoin, la réponse passe par la preuve de travail : les mineurs transforment de l’énergie en calculs cryptographiques pour prouver leur engagement avant d’être autorisés à écrire un bloc de transactions.

Sur Ethereum, le mécanisme est différent. C’est la preuve d’enjeu (proof of stake) : pour participer à la validation des transactions, il faut séquestrer une quantité de jetons ETH. C’est ce qu’on appelle le staking. Le validateur met en jeu son propre capital. S’il triche ou dysfonctionne, il risque de perdre une partie de ses jetons (le slashing). S’il joue le jeu, il reçoit des récompenses.

Chaque système a ses avantages et ses limites. Je ne vais pas entrer dans ce débat ici. L’essentiel est de comprendre que le staking remplit la même fonction que le minage : il sécurise le réseau et garantit l’intégrité des transactions.

ETHB : les détails du produit BlackRock

Le iShares Staked Ethereum Trust ETF (ETHB) complète l’offre existante de BlackRock. Le fonds détenait déjà ETHA, un ETF Ethereum classique sans staking. Avec ETHB, les investisseurs accèdent à deux sources de rendement : l’évolution du prix de l’ETH et les récompenses du staking.

Voici les caractéristiques principales :

  • Ticker : ETHB, coté sur le Nasdaq
  • Staking : 70 à 95 % des ETH détenus sont stakés (environ 80 % au lancement)
  • Custodian : Coinbase Prime
  • Frais : 0,25 % annuels, réduits à 0,12 % la première année sur les 2,5 premiers milliards de dollars
  • Répartition des récompenses : environ 82 % des revenus du staking reviennent aux investisseurs, le reste couvrant les frais de BlackRock et Coinbase
  • AUM au lancement : 106 millions de dollars

Ce n’est pas un produit marginal. C’est BlackRock qui dit au marché : le rendement natif d’Ethereum a sa place dans un portefeuille institutionnel.

Ethereum en chiffres : une offre qui se raréfie

Au moment où j’écris ces lignes, les données on-chain dessinent un tableau intéressant.

L’offre totale d’Ethereum s’établit à environ 121,5 millions d’ETH, avec une inflation inférieure à 0,8 % par an. Depuis le passage au proof of stake (The Merge en 2022) et l’introduction du mécanisme de burn (EIP-1559), l’émission nette est quasi nulle. L’offre d’Ethereum est devenue structurellement stable.

Côté staking, plus de 37 millions d’ETH sont désormais séquestrés par les validateurs, soit environ 31 % de l’offre totale. Ce chiffre est en augmentation constante.

Et c’est là que le raisonnement devient intéressant pour l’investisseur.

31 %, c’est encore très faible. À titre de comparaison, des blockchains utilisant le même mécanisme de consensus affichent des taux bien supérieurs : Solana et Cosmos tournent entre 60 et 70 % de jetons stakés. Si Ethereum devait converger vers ces niveaux, cela signifierait que des dizaines de millions d’ETH supplémentaires sortiraient de la circulation.

L’arithmétique est simple : moins il y a de jetons disponibles à l’achat, plus la pression acheteuse a d’impact sur le prix. C’est le même mécanisme que l’on observe sur l’or lorsque les banques centrales accumulent massivement : la raréfaction de l’offre flottante amplifie les mouvements haussiers quand la demande revient.

Le signal institutionnel : la finance traditionnelle se branche aux nouveaux rails

L’arrivée de BlackRock dans le staking Ethereum s’inscrit dans une tendance plus large. L’administration américaine pose progressivement le cadre réglementaire qui permet aux gros capitaux de s’installer dans l’écosystème crypto. Les ETF Bitcoin spot ont ouvert la voie en 2024. Les ETF Ethereum ont suivi. Le staking institutionnel est l’étape logique suivante.

Ce mouvement n’est pas philanthropique. La finance traditionnelle se branche à ces nouvelles infrastructures parce qu’elles rendent le transfert de valeur plus efficient. Les blockchains publiques offrent des règlements instantanés, une transparence native et une programmabilité que les systèmes bancaires traditionnels ne peuvent pas égaler. Les institutions le savent, et elles s’y positionnent.

Pour le particulier qui a choisi de s’intéresser à cet écosystème, c’est un signal de fond. Quand BlackRock, Coinbase et leurs pairs verrouillent de l’ETH pour sécuriser Ethereum, ils ne font pas un pari spéculatif à court terme. Ils construisent une infrastructure. Et quand les infrastructuriers s’installent, ce n’est généralement pas pour repartir.

Analyse technique : Ethereum en zone de décision

L’analyse fondamentale ne suffit pas. Je combine toujours les arguments de fond avec la lecture des graphiques.

En mensuel, la vision de fond reste constructive. Le scénario haussier est toujours actif même si on ne doit jamais oublier les scénarios baissiers

Je rappelle une règle que je martèle : quand on calibre son risque, on envisage tous les scénarios, y compris le scénario rouge. La discipline, c’est de ne jamais se laisser griser par un seul narratif, aussi séduisant soit-il.

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Laurent Blasco, mentor financier, proposant un accompagnement financier personnalisé pour comprendre la monnaie, les marchés et structurer ses décisions d'investissements

Laurent Blasco

Ex-chirurgien | Fondateur de Monnaies & Libertés | J’enseigne l’art de maîtriser son capital

Ancien chirurgien orthopédique, Laurent aide aujourd’hui les particuliers à comprendre la monnaie, les marchés et l’investissement pour reprendre le contrôle de leur capital à l’ère de Bitcoin.