Introduction

La guerre a toujours eu un impact profond sur les sociétés à travers l’Histoire. Mais comment les marchés financiers réagissent-ils en temps de guerre ? Il est fascinant de voir comment les événements mondiaux, et en particulier les conflits, peuvent influencer l’économie mondiale.

L’incertitude initiale : Un effondrement souvent observé

Au début d’un conflit, l’incertitude prédomine. Les marchés détestent l’incertitude. Ainsi, on observe souvent une chute brutale des indices boursiers à l’annonce d’une guerre ou d’un conflit majeur. Les investisseurs préfèrent adopter une approche de prudence et retirer leur argent des actifs risqués.

Les industries bénéficiaires : Défense et matières premières

Alors que certains secteurs souffrent, d’autres prospèrent. Par exemple, les industries liées à la défense voient souvent leurs actions monter. De même, les matières premières comme le pétrole peuvent connaître une flambée des prix, car leur approvisionnement peut être menacé.

C’est particulièrement vrai aujourd’hui avec la réactivation du conflit Israélo-Palestinien. Si ce conflit s’étend aux pays frontaliers, le jeu des alliances pourrait bouleverser la chaîne d’approvisionnement des marchés de l’énergie.

Les monnaies

L’or : Le refuge par excellence

L’or a toujours été considéré comme une valeur refuge en temps de crise. En période de guerre, la demande d’or augmente, car les investisseurs cherchent des actifs tangibles pour protéger leur richesse.

Les devises fortes prennent le dessus

Les devises des pays considérés comme stables ou neutres peuvent se renforcer. Le dollar américain, le franc suisse et l’euro sont souvent considérés comme des havres de sécurité pendant les guerres. Concernant l’euro, il pourrait être sacrifié au profit du dollar US. Souvenez-vous que le pouvoir d’achat d’une devise peut être symbolisé par le ratio suivant : Activité économique de la zone sous-jacente/masse monétaire. Son activité économique est en baisse et cette baisse pourrait même s’accélérer en cas de difficulté d’approvisionnement énergétique. La zone euro présente donc des risques accrus comparés aux USA :

  • Guerre à ses frontières
  • Dépendance énergétique
  • Augmentation de l’écart des taux d’intérêt des dettes des pays membres pouvant remettre en cause l’existence même de la devise

Il ne serait pas surprenant que le dollar soit privilégié par les investisseurs.

Impact sur les taux d’intérêt

Les banques centrales peuvent être amenées à ajuster les taux d’intérêt en réponse aux tensions géopolitiques. Une guerre peut entraîner une hausse des dépenses gouvernementales. Nous le constatons avec le soutien économique depuis la guerre en Ukraine ainsi que le soutien confirmé des USA à Israël.

Si l’activité économique ne couvre pas les dépenses, nous pourrions assister plus rapidement que prévu au pivot des banques centrales occidentales, ce qui relancera l’inflation.

L’effet de la durée : Conflits prolongés vs Conflits de courte durée

Un conflit de courte durée peut avoir un impact limité sur les marchés, mais une guerre prolongée peut entraîner de graves conséquences économiques, notamment sur le pouvoir d’achat des monnaies. Si les pays impliqués augmentent trop leurs masse monétaire, les populations concernées finissent par perdre de leur pouvoir d’achat par rapport aux pays non impliqués. De plus, nous transformons littéralement en poussière des ressources précieuses. Que ce soit lorsque les bombes explosent avec les infrastructures qu’elles touchent ou par les vies humaines qu’elles détruisent. Ces évènements correspondent à des pertes sèches du point de vue économique. Les marchés eux s’adaptent et finissent toujours par trouver un nouvel équilibre même si la guerre perdure.

Les conséquences post-conflit : Reconstruction et relance

Après la fin d’une guerre, les nations impliquées doivent souvent se reconstruire. Si les ressources n’existent plus dans le pays, des entreprises étrangères se disputeront ces marchés et se chargeront de bâtir. Ces contrats peuvent représenter des décennies d’activité économique pour l’industrie du bâtiment. C’est ce que nous verrons un jour ou l’autre en Ukraine.

Les marchés émergents : Vulnérabilité accrue

Les pays en développement ou les marchés émergents peuvent être particulièrement vulnérables aux chocs des conflits. Leur économie, moins diversifiée, peut dépendre d’un nombre limité de ressources ou d’industries, rendant la récession plus probable en temps de guerre. Les BRICS qui venaient de s’agrandir se retrouvent déjà avec des conflits internes d’envergure à gérer. Le souhait affiché de concurrencer l’Occident ne sera pas une longue route tranquille, d’ailleurs, l’Occident s’en assurera sûrement.

La psychologie des investisseurs : Un facteur crucial

Au-delà des facteurs tangibles, la psychologie des investisseurs joue un rôle crucial dans la réaction des marchés. La peur, l’incertitude et le sentiment général peuvent influencer les décisions d’investissement autant, sinon plus, que les données économiques réelles. Je crois que cet aspect est trop souvent négligé, les marchés représentent un grand ensemble d’action et de choix humains. Même s’ils se digitalisent et s’automatisent par le biais de robots, nous retrouvons encore des hommes à l’origine et à la supervision de ces machines.

L’importance de la diversification

En temps de guerre, l’importance de la diversification de son portefeuille est mise en avant. Cela permet de réduire les risques associés à l’incertitude géopolitique. Associée à la diversification classique des actifs, nous pouvons également réaliser une diversification géographique en recherchant des zones à l’abri des conflits.

Conclusion

Les marchés financiers, bien qu’efficients dans la plupart des cas, sont secoués par une multitude de facteurs en temps de guerre. Comprendre ces dynamiques peut aider les investisseurs à naviguer dans ces périodes tumultueuses, cela met également en lumière l’interconnexion profonde entre géopolitique et économie mondiale.

Gabriel Paré

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Introduction

La guerre a toujours eu un impact profond sur les sociétés à travers l’Histoire. Mais comment les marchés financiers réagissent-ils en temps de guerre ? Il est fascinant de voir comment les événements mondiaux, et en particulier les conflits, peuvent influencer l’économie mondiale.

L’incertitude initiale : Un effondrement souvent observé

Au début d’un conflit, l’incertitude prédomine. Les marchés détestent l’incertitude. Ainsi, on observe souvent une chute brutale des indices boursiers à l’annonce d’une guerre ou d’un conflit majeur. Les investisseurs préfèrent adopter une approche de prudence et retirer leur argent des actifs risqués.

Les industries bénéficiaires : Défense et matières premières

Alors que certains secteurs souffrent, d’autres prospèrent. Par exemple, les industries liées à la défense voient souvent leurs actions monter. De même, les matières premières comme le pétrole peuvent connaître une flambée des prix, car leur approvisionnement peut être menacé.

C’est particulièrement vrai aujourd’hui avec la réactivation du conflit Israélo-Palestinien. Si ce conflit s’étend aux pays frontaliers, le jeu des alliances pourrait bouleverser la chaîne d’approvisionnement des marchés de l’énergie.

Les monnaies

L’or : Le refuge par excellence

L’or a toujours été considéré comme une valeur refuge en temps de crise. En période de guerre, la demande d’or augmente, car les investisseurs cherchent des actifs tangibles pour protéger leur richesse.

Les devises fortes prennent le dessus

Les devises des pays considérés comme stables ou neutres peuvent se renforcer. Le dollar américain, le franc suisse et l’euro sont souvent considérés comme des havres de sécurité pendant les guerres. Concernant l’euro, il pourrait être sacrifié au profit du dollar US. Souvenez-vous que le pouvoir d’achat d’une devise peut être symbolisé par le ratio suivant : Activité économique de la zone sous-jacente/masse monétaire. Son activité économique est en baisse et cette baisse pourrait même s’accélérer en cas de difficulté d’approvisionnement énergétique. La zone euro présente donc des risques accrus comparés aux USA :

  • Guerre à ses frontières
  • Dépendance énergétique
  • Augmentation de l’écart des taux d’intérêt des dettes des pays membres pouvant remettre en cause l’existence même de la devise

Il ne serait pas surprenant que le dollar soit privilégié par les investisseurs.

Impact sur les taux d’intérêt

Les banques centrales peuvent être amenées à ajuster les taux d’intérêt en réponse aux tensions géopolitiques. Une guerre peut entraîner une hausse des dépenses gouvernementales. Nous le constatons avec le soutien économique depuis la guerre en Ukraine ainsi que le soutien confirmé des USA à Israël.

Si l’activité économique ne couvre pas les dépenses, nous pourrions assister plus rapidement que prévu au pivot des banques centrales occidentales, ce qui relancera l’inflation.

L’effet de la durée : Conflits prolongés vs Conflits de courte durée

Un conflit de courte durée peut avoir un impact limité sur les marchés, mais une guerre prolongée peut entraîner de graves conséquences économiques, notamment sur le pouvoir d’achat des monnaies. Si les pays impliqués augmentent trop leurs masse monétaire, les populations concernées finissent par perdre de leur pouvoir d’achat par rapport aux pays non impliqués. De plus, nous transformons littéralement en poussière des ressources précieuses. Que ce soit lorsque les bombes explosent avec les infrastructures qu’elles touchent ou par les vies humaines qu’elles détruisent. Ces évènements correspondent à des pertes sèches du point de vue économique. Les marchés eux s’adaptent et finissent toujours par trouver un nouvel équilibre même si la guerre perdure.

Les conséquences post-conflit : Reconstruction et relance

Après la fin d’une guerre, les nations impliquées doivent souvent se reconstruire. Si les ressources n’existent plus dans le pays, des entreprises étrangères se disputeront ces marchés et se chargeront de bâtir. Ces contrats peuvent représenter des décennies d’activité économique pour l’industrie du bâtiment. C’est ce que nous verrons un jour ou l’autre en Ukraine.

Les marchés émergents : Vulnérabilité accrue

Les pays en développement ou les marchés émergents peuvent être particulièrement vulnérables aux chocs des conflits. Leur économie, moins diversifiée, peut dépendre d’un nombre limité de ressources ou d’industries, rendant la récession plus probable en temps de guerre. Les BRICS qui venaient de s’agrandir se retrouvent déjà avec des conflits internes d’envergure à gérer. Le souhait affiché de concurrencer l’Occident ne sera pas une longue route tranquille, d’ailleurs, l’Occident s’en assurera sûrement.

La psychologie des investisseurs : Un facteur crucial

Au-delà des facteurs tangibles, la psychologie des investisseurs joue un rôle crucial dans la réaction des marchés. La peur, l’incertitude et le sentiment général peuvent influencer les décisions d’investissement autant, sinon plus, que les données économiques réelles. Je crois que cet aspect est trop souvent négligé, les marchés représentent un grand ensemble d’action et de choix humains. Même s’ils se digitalisent et s’automatisent par le biais de robots, nous retrouvons encore des hommes à l’origine et à la supervision de ces machines.

L’importance de la diversification

En temps de guerre, l’importance de la diversification de son portefeuille est mise en avant. Cela permet de réduire les risques associés à l’incertitude géopolitique. Associée à la diversification classique des actifs, nous pouvons également réaliser une diversification géographique en recherchant des zones à l’abri des conflits.

Conclusion

Les marchés financiers, bien qu’efficients dans la plupart des cas, sont secoués par une multitude de facteurs en temps de guerre. Comprendre ces dynamiques peut aider les investisseurs à naviguer dans ces périodes tumultueuses, cela met également en lumière l’interconnexion profonde entre géopolitique et économie mondiale.

Gabriel Paré

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